C’est par un bel après-midi de mai que nous nous sommes rendus à Saint Cadou, commune de SIZUN, pour visiter la ferme d’Alain Le Bris, l’un des deux fournisseurs de viande de porc du magasin. Perchées sur la colline, les terres semblent coupées du reste du monde et offrent de magnifiques points-de-vue sur les bois environnants. C’est dans ce cadre verdoyant que depuis 2003, et son installation, puis en 2006, sa certification bio, Alain élève des cochons.

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Mais trêve de contemplation, la raison de notre escapade dans les monts d’Arrée est aussi technique. En effet, Le réseau coopératif Biocoop cherche à mieux connaître les pratiques de la multitude de producteurs locaux qui approvisionnent les magasins en direct. En effet, les fournisseurs nationaux ou régionaux de Biocoop étant soumis à un cahier des charges plus strict que le seul cahier des charges bio européen, il est tout à fait légitime de demander aussi à nos producteurs locaux d’être dans cette démarche pour une bio exigeante que nous souhaitons construire.

Grinec2Après une visite générale des différentes parcelles où paissent et gambadent des cochons de tous âges en extérieur, un petit tour dans la stabulation libre et sur paille, une visite du moulin à céréales, qui fabrique l’aliment d’engraissement des cochons, nous voici autour de la fiche de visite pour répondre avec Alain aux différentes questions sur ses pratiques. De l’origine des matières premières, à la taille de l’exploitation, en passant par les pratiques agro-écologiques, comme le travail du sol et le choix des variétés de semence ou des races animales...

P5220996.JPGL’occasion de se rappeler que Biocoop ajoute au cahier des charges bio de nombreuses préconisations : préférence pour les fermes 100% bio,

  • préférence pour la polyculture/élevage,
  • préférence pour une alimentation animale 100% bio dont au moins 20 % produits sur la ferme, et le reste acheté localement,
  • limitation du nombre de cochons par exploitation et par salarié,
  • limitation des surfaces d’exploitation et refus de l’élevage intégré (quand le paysan n’est plus que le salarié de grands groupes agro-alimentaires)…

et une obligation : pas de soja, colza, maïs ou riz non bio dans l’alimentation animale, car le risque OGM serait trop important. Il faut savoir que ces préconisations vont au-delà du seul cahier des charges bio européen.

Alain Le Bris respecte toutes ces différentes préconisations, notre fiche complétée va pouvoir être mise en ligne et rendue accessible à tous les magasins du réseau, en particulier à ceux qui s’approvisionnent également auprès de lui.