La clef des champs - Biocoop - Landerneau

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lundi 27 décembre 2010

Bio cohérence : la bio comme projet de société

Bien que l’agriculture biologique existe depuis plusieurs dizaine d’années, il aura fallu attendre, en France, l’année 2008 et les engagements pris par l’Etat dans le cadre du Grenelle de l’environnement pour que ce mode de production apparaisse à tous comme une agriculture d’avenir... Nous nous en réjouissons, c’est une étape importante pour une filière qui ne représente encore que 2% du marché alimentaire en France et 1.5% des surfaces cultivées.

Néanmoins nous devons rester vigilants car, seul, le cahier des charges bio n’est pas une garantie contre certaines dérives (importation de pays lointains, industrialisation de la production, pratiques commerciales déloyales...).

Biocoherence, une éthique, un engagement, une marque Engagé depuis de nombreuses années dans la défense d’une bio "exigente", le réseau biocoop soutient donc tout naturellement la démarche récente de l’association BioCohérence qui réunit producteurs, transformateurs et distributeurs bio autour d’une charte et d’un cahier des chargesexigences écologiques, sociales et coopératives sont liées. Plus qu’un modèle d’agriculture, Bio Cohérence est un projet de société.

Bio Cohérence c’est :

  • une démarche citoyenne
  • une garantie supplémentaire de qualité, un repère d’achat rigoureux (des fermes 100% bio, le refus de toute contamination OGM, ...)
  • l’assurance de l’engagement des producteurs et transformateurs Bio Cohérence dans une démarche de progrès environnemental, social et économique

En accord avec ces valeurs, La clef des champs a décidé d’adhérer à cette initiative ambitieuse, et d'encourager les producteurs locaux à sauter le pas. A l'heure où le cahier des charges bio européen recule sur plusieurs points, et où le développement des produits bio en grande surface s'accompagne de nombreuses dérives, c'est la meilleure façon de rappeler nos exigences pour une bio paysanne et de proximité.

dimanche 25 juillet 2010

Visite de la ferme de Florent le samedi 28 août

Florent est un de nos (jeunes) maraîchers locaux. Installé à La Forest-Landerneau depuis 3-4 ans il nous fourni en particulier les haricots verts, les radis noirs, les betteraves... et la fameuse pomme de terre "coquine" !

Comme à chaque fin d'été, Florent invite les consommateurs à venir visiter son exploitation et même à passer une soirée conviviale (repas, pièce de théâtre et musique !). Rendez-vous est proposé à partir de 16h : direction Guipavas, au lieu dit le Fessiou, à droite au sommet de la grande côte !

D'autres visites de producteurs et transformateurs locaux seront organisées régulièrement, n'hésitez pas à nous indiquer ceux que vous aimeriez particulièrement rencontrer...

lundi 24 mai 2010

Ne loupez pas les "Ptit déj' bio" du dimanche 06 juin !

Fête du lait Finistère 2010Pour la 5ème année consécutive, le GAB (Groupement des Agriculteurs Bio) organise les Petits déj' bio en Finistère. C'est l'occasion d'aller rencontrer un producteur local et de visiter son exploitation...
En famille ou avec les copains, de bon matin ou après le grasse matinée, en auto ou en vélo... tout est possible, et c'est un peu plus sympa que sur les Champs Elysée ;o)

Informations utiles : www.fete-du-lait-bio.fr
N'oubliez pas de réserver !

lundi 1 février 2010

Quel logo, et surtout quel cahier des charges pour la bio de demain ?...

Vous le savez sans doute, les réglementations nationales sur l'agriculture biologique doivent se "synchroniser" à l'échelle européenne. Le cahier des charges européen qui existait déjà, depuis 1991, a donc été remis à jour et remplace progressivement les précédents labels nationaux. Ce cahier des charges est entré en vigueur dès le 1er janvier 2009, mais le changement sera vraiment visible à compter du 1er juillet 2010 car le nouveau logo sera alors obligatoire (le logo "AB" devenant facultatif). Plusieurs propositions étaient d'ailleurs soumises au vote sur internet ces dernières semaines : verdict prochainement.

Nouveaux logos Européens

Ce nouveau cahier des charges ne se situe pas au même niveau d'exigence que le règlement français. En particulier, sur certaines pratiques d'élevage et sur la tolérance à une contamination, minime mais réelle, aux OGMs. En réaction, l'association "Alternative Bio 2009" s'est créée l'année dernière. Elle regroupe des producteurs, des transformateurs et des distributeurs exigeants en vue de la création d'une marque nationale qui permettra d'obtenir le même niveau de garantie que précédemment. Je vous laisse approfondir le sujet, et suivre l'actualité de cette initiative précieuse directement sur leur site web : www.alternativebio2009.fr.

jeudi 12 mars 2009

Les produits de l'agriculture biologique sont plus chers,

C'est selon toutes les études LE principal grief qui leur est fait et qui détourne encore de nombreux consommateurs de leur usage. C'est pourtant faux. D'un point de vue global, c'est même le contraire...

Le produit de l'agriculture industrielle est moins cher sur l'étiquette parce qu'il n'intègre pas les coûts suivant :

1) le coût écologique de l'agriculture intensive : Disparitions d'espèces dûes aux pesticides, monocultures, et autres labours profonds. Pollution de l'eau (qui implique l'achat d'eau en bouteille), Arasement des talus, compactage des sols, terre mise à nue qui sont autant de facteur d'aggravation des crues et d'érosion des terres. Pollution de l'air par les pesticides,

2) le coût social de l'agriculture industrielle : chaque seconde, un paysan en Europe disparait, va grossir le rang des citadins et le nombre des chomeurs ou se suicide. L'agriculture intensive est largement subventionnée par nos impôts. L'agriculture intensive menace les paysans du monde entier en déséquilibrant, par le jeux des exportations, les sociétés traditionnelles basées sur l'agriculture vivrière.

3) Le coût sanitaire de l'agriculture conventionnelle : La sécurité sociale doit faire face aux maladies générées par l'abus de produits chimique dans l'alimentation et l'environnement. allergies alimentaires, résistance aux antibiotiques, cancers et autres trouvent leur source dans un environnement dégradé.

En somme, L'agriculture intensive décharge largement ses coûts sur le reste de la société et sur les générations futures qui payent donc indirectement. Ajoutons que la disparition d'espèces, la dégradation de l'eau ou l'assèchement des nappes phréatiques sont des catastrophes dont le coût est difficiles à évaluer,

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