La clef des champs - Un magasin Biocoop à Landerneau

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mardi 29 octobre 2019

Financement participatif : Du mohair en Finistère !

Laissez-nous vous présenter Jean-François et ses 11 chèvres angora nourries en bio... Elles portent toutes un joli petit nom, de Latcha à Propolis, et leur belle toison lumineuse permet d'obtenir le fameux fil "mohair". Il souhaite agrandir son élevage et a besoin d'un coup de pouce pour mener à bien ce projet !

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Installé à l'Hôpital-Camfrout depuis 2016, Jean-François cultivait et valorisait jusqu'alors les fruits de son verger, issus de variétés anciennes. Cette production seule n'étant pas suffisante pour vivre, il a décidé de se lancer dans l'élevage, sur ses 9,5 ha de friches, bois et pâtures.

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N'étant pas issu du milieu agricole, Jean-François a entamé une formation afin d'élaborer un véritable projet d’installation agricole. Il a donc passé le BPREA polyculture élevage à sensibilité BIO au centre de formation de Kerliver (Hanvec), afin d'acquérir les fondamentaux de l’agriculture, de la zootechnie, de la gestion économique et commerciale.

Il a choisi un élevage où tous les animaux qui naissent, mâles ou femelles, sont utiles à la production de laine. Les chevreaux seront nourris au lait maternel jusqu’au sevrage, puis vivront jusqu'à leur mort naturelle. Les chèvres angoras sont tondues deux fois par an (1 mm de pousse par jour). Leur toison est lavée, cardée et filée pour donner cette laine fine et naturelle qu’est le mohair.

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En effet, le mohair a des qualités exceptionnelles ! Cette fibre douce peut se porter à même la peau. Elle ne gratte pas, ne pique pas. Cette fibre résistante aux multiples caractéristiques tient son pouvoir isolant dans sa capacité à emprisonner l’air dans son volume et laisse respirer la peau en toutes circonstances.

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L'achat dernièrement de deux bâtiments va permettre à Jean-François d'accueillir entre 60 à 70 chèvres, au chaud et au sec. Cependant, il a besoin de fonds supplémentaires pour faire l'acquisition de ce beau petit troupeau et aménager sa chèvrerie au mieux.

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Pour ce faire, un financement participatif est en cours sur le site Miimosa :

https://www.miimosa.com/fr/projects/des-chevres-elevees-en-bio-pour-leur-laine?l=fr

Toute contribution est bienvenue !

samedi 21 septembre 2019

Rentrée Bio et Locale, c'est l'idéal !

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Pour la 9ème année consécutive, les acteurs et actrices de l’Agriculture Biologique se mobilisent pour aller à la rencontre des consommateurs et des citoyens et leur faire découvrir les produits bio locaux à travers des animations variées. Cette campagne nationale regroupe chaque année des événements mettant en avant l’agriculture bio locale, ses valeurs, ses circuits de commercialisation et ses acteurs.

Un temps fort a lieu en cette rentrée 2019: fermes ouvertes, animations dans les magasins et sur les marchés, dégustations, projection débat, conférence, table ronde, ateliers jardinage...

Nous avons 19 événements organisés en Finistère, il y en a forcément un près de chez vous! Cliquez-ci pour le programme du Finistère !

mercredi 4 septembre 2019

Nouveau producteur : Chemins de traverse (29- Guengat)

Chemins de traverse : Paysans, cueilleurs, alchimistes !

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Située sur le lieu-dit Kermoal, à Guengat (Finistère), à deux pas de la chapelle Sainte-Brigitte, l’exploitation d’un hectare de Solenn Gallo et Gaëtan Le Meil, existe depuis trois ans. En pleine terre ou sous-serre, ils y cultivent avec soin des plantes aromatiques, qu’ils transforment en pesto pour des tartinades et également des fleurs et plantes médicinales pour hydrolats, huiles essentielles ou gelées de fleurs. Tous leurs produits sont certifiés biologiques , sous contrôle Ecocert.

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Chemins de Traverse est une ferme à taille humaine, née d'une aspiration à mener une vie simple et joyeuse, en adéquation avec les valeurs de respect de la terre et des saisons et de partage du lien à la nature en proposant des produits sains et des recettes originales.

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Issues de graines en biodynamie, leurs cultures sont récoltées à la main ou à la faucille, avec la volonté de maîtriser l'intégralité du processus de fabrication. Ainsi, que ce soit du jardin à la marmite ou du champ à l'alambic, Solenn et Gaëtan s'occupent de tout !

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Depuis quelques semaines maintenant, vous pouvez retrouver à La Clef des Champs leurs délicieux pestos au rayon des tartinables et leurs subtils hydrolats dans le coin des cosmétiques ! Mention spéciale pour le pesto à la coriandre, notre véritable coup de ❤ !

samedi 20 juillet 2019

Serres chauffées : une victoire en demi-teinte pour Biocoop

Face au dernier report de votes du Comité national d’agriculture biologique (Cnab), en avril dernier, dont l’enjeu est d’interdire les serres chauffées en maraîchage bio, Biocoop s’est associé au Synadis Bio pour dénoncer le non-sens environnemental que représente ce procédé.


Un vote était prévu le 11 juillet dernier et les décisions suivantes ont été actées :

-Pas de commercialisation de légumes d'été avant le 30 avril (ce qui limite très clairement l’intérêt des serres chauffées puisque nous sommes dans le respect de la saisonnalité),


-Conversion serres chauffées 100% Énergie Renouvelable obligatoire dès le 1er janvier 2020,


-Toutes serres chauffées en Énergie Renouvelable dès 2025.


Chez Biocoop, le respect des saisons est inscrit dans son ADN. C’est pourquoi, depuis plus de 30 ans, l’enseigne refuse de commercialiser des tomates en hiver ou de pommes d'Argentine en juin.


Quand on sait qu’une tomate produite en France sous serre chauffée est responsable de 4 fois plus de gaz à effet de serre qu’une tomate importée d’Espagne et 8 fois plus qu’une tomate produite en France en saison, difficile – pour ne pas dire, impossible – pour Biocoop de soutenir un mode de production aussi peu respectueux de l’environnement. Cohérence environnementale, oblige !



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vendredi 28 juin 2019

Ni tomates ni fraises bio en hiver, non aux serres chauffées

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Pour signer, cliquez ici !

Biocoop a souhaité réagir une fois de plus face aux risques inhérents à une industrialisation grandissante du bio.

En accord avec la Fnab et le Synadis qui eux aussi s’opposent aux productions de fruits et légumes hors saison sous serres chauffées, nous avons souhaité prendre la parole avant le cadrage du sujet par le gouvernement en juillet prochain.

Biocoop soutient donc la pétition lancée par la FNAB, la Fondation Nicolas Hulot et Greenpeace pour l’interdiction des tomates bio en hiver produits sous serres chauffées. L’interdiction des serres chauffées fait partie des critères de choix produits de Biocoop, ces tomates sont déjà absentes de l’offre Biocoop.

A La Clef des Champs, les fruits et légumes sont garantis de saison et les maraîchers locaux (Fermes de Ker Buzhug et Le Fessiou, GIE Douar Bev) avec qui nous collaborons depuis des années nous fournissent des produits de qualité cultivés dans le respect de la saisonnalité. Les tomates, fraises, et autres douceurs ensoleillées ne font ici leur entrée qu'à l'approche de l'été !

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Signez la pétition !

vendredi 5 octobre 2018

De l'aloe vera local !

Depuis quelques semaines, vous aurez sans doute remarqué que l'aloe vera proposé dans notre rayon des fruits et légumes provient d'une entreprise locale.

En effet, "La Cactuseraie de Creismeas", basée à Guipavas et menée par André et Pierre-Henri Labat, produit désormais de l'aloe vera, de pleine terre et certifié bio.

Spécialistes en cactus et plantes succulentes depuis 30 ans, c'est tout naturellement que les deux frères se sont lancé dans la production biologique d'aloes destinés à la consommation.

Les plants sont arrosés à l’eau claire et ne subissent aucun traitement chimique. Ils évoluent sous serre aménagée, avec des allées bordées de murets en pierres sèches et ouverte pour des visites au public.

Ce jardin exotique peut être visité toute l’année. Le dépaysement est garanti !

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Oui, mais l'aloe vera, ça sert à quoi ?

Il s'agit d'une plante aux multiples vertus !

On recueille dans ses parties vertes, une pulpe claire qui ressemble à du gel, dont les bienfaits ne sont plus à prouver tant en usage interne qu’en usage externe

Non seulement, elle stimule les défenses immunitaires, cicatrise, mais elle agit également comme un antibiotique et un anti-inflammatoire. L’aloe vera favorise l’élimination des toxines et soulage les crampes d’estomac et les maux gastriques. De plus, cette plante remarquable est recommandée aux diabétiques, et aux personnes souffrant d’allergies, de constipation, de problèmes cardiaques…

Bref, l’aloe vera est une vraie pharmacie miniature naturelle : elle produit de très nombreux composants actifs, dont des minéraux, des enzymes, des vitamines et des mucopolysaccharides, et contribue à :
- améliorer la coagulation du sang,
- aider les intestins capricieux,
- apaiser les ulcères,
- soigner les coups et blessures,
- réparer et embellir la peau et le cuir chevelu.

La feuille d’aloe vera contient plus de 75 éléments nutritifs et 200 autres composants, ainsi que 20 minéraux, 18 acides aminés et 12 vitamines.

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A noter qu'elle ne présente aucune toxicité, aucune contre-indication à d’autres médications, mais il est nécessaire de demander l’avis de son médecin dans le cadre d’une médication spécifique.


Cactuseraie de Creisméas
Lieu dit Creisméas
29490 Guipavas
02.98.84.60.27
earl.labat8@orange.fr

Ouvert à la visite le mercredi et le samedi de 14 à 18 heures toute l’année. Ouvert à la visite du lundi au samedi de 14 à 18 heures pendant les vacances scolaires.'' Entrée : 3 euros par personne, gratuit pour les enfants jusqu’à 12 ans.

vendredi 21 septembre 2018

Semaine du Bio & Local : du 22 au 29 septembre, rendez visite aux producteurs et acteurs locaux !

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A l'occasion de la semaine "Bio & Local", 3 de nos fournisseurs nous ouvrent leurs portes pour présenter leur activité :

  • Mercredi 26 septembre de 10h à 12h Babelicot, Conserverie artisanale Zéro Déchet à Brest, avec Éléonore et Benjamin Faucher (5 rue Kervezennec 29200 BREST).
  • Vendredi 28 septembre de 16h à 18h GAEC de Ker Buzhug, Maraîchage à Ploudaniel, avec Rudy David et Françoise Hernot (Route de Kerouant, 29260 PLOUDANIEL)
  • Mardi 2 octobre de 15h à 17h Biobleud, Fabrication de pâtes à dérouler (feuilletées, brisées, sablées) à Ploudaniel, avec l'équipe (Zone de Mescoden, 29260 PLOUDANIEL)

Visite gratuite, avec discussion et dégustation, en présence de salarié.e.s de La Clef des Champs :)

Un moment instructif et convivial, inscrivez-vous au magasin !

A très vite !

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jeudi 23 novembre 2017

FERME DE TRAON BIHAN : Occupation solidaire 2 et 3 décembre 2017 / Brest doit garder sa ferme bio !

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La ferme de Traon Bihan est menacée par la perte d’une partie des terres cultivées au profit de l’urbanisation.

STOP à la destruction des terres alimentaires ! Préservons notre bien commun et nos activités paysannes.

Le Groupement des Agriculteurs Biologiques du Finistère en partenariat avec le Collectif des Citoyens pour le maintien de la ferme bio de Traon-Bihan appelle à se mobiliser :

Occupation Solidaire sur les parcelles menacées

Brest >> WE du 2 et 3 décembre 2017

Diverses animations auront lieu tout le week-end. L'événement se veut festif et convivial.
Venez en famille, entre amis, et mobilisez du monde autour de vous !

APPORTEZ TOUT LE NÉCESSAIRE POUR UNE OCCUPATION EN CONTINU : VOS TENTES OU CARAVANES, DUVETS, CHAISES ET TABLES, VICTUAILLES... ET VOTRE BONNE HUMEUR !

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jeudi 16 novembre 2017

Article Le Monde : "Une agriculture 100 % biologique pourrait nourrir la planète en 2050"

"Selon une étude scientifique, le scénario est possible à condition de réduire le gaspillage alimentaire et de limiter la consommation de protéines animales.

LE MONDE | 14.11.2017 à 18h51 • Mis à jour le 15.11.2017 à 10h52 | Par Audrey Garric

Les bénéfices du bio pour la santé et pour l’environnement sont aujourd’hui prouvés. Mais pour ses contempteurs, ce type de production ne pourrait pas être généralisé, faute de rendements suffisants pour subvenir aux besoins d’une planète à la démographie galopante. Une idée répandue que réfutent des chercheurs européens dans une nouvelle étude publiée par la revue Nature Communications, mardi 14 novembre.

Dans ce travail, le plus abouti sur la question, ils affirment qu’il est possible de nourrir plus de 9 milliards d’êtres humains en 2050 avec 100 % d’agriculture biologique, à deux conditions : réduire le gaspillage alimentaire et limiter la consommation de produits d’origine animale. Et ce, sans hausse de la superficie de terres agricoles et avec des émissions de gaz à effet de serre réduites. Un défi de taille, alors que le bio ne représente que 1 % de la surface agricole utile dans le monde – 6 % en France.

« Un des enjeux cruciaux est aujourd’hui de trouver des solutions pour basculer dans un système alimentaire durable , sans produits chimiques dangereux pour la santé et l’environnement, avance Christian Schader, l’un des coauteurs de l’étude, chercheur à l’Institut de recherche de l’agriculture biologique, situé en Suisse. Or cette transformation inclut une réflexion sur nos habitudes alimentaires et pas seulement sur les modes de production ou sur les rendements. »

L’intensification de l’agriculture, si elle a considérablement accru la quantité de nourriture disponible au cours des dernières décennies, a dans le même temps conduit à des « impacts environnementaux négatifs considérables », rappellent les scientifiques, qui citent la hausse dramatique des émissions de gaz à effet de serre, le déclin de la biodiversité ou encore les pollutions de l’eau et des terres. Or, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production agricole devra encore augmenter de 50 % d’ici à 2050 pour nourrir une population mondiale de plus de 9 milliards d’humains. De quoi fragiliser davantage l’environnement et le climat, et donc la sécurité alimentaire.

Comment produire autant mais autrement ? En se basant sur les données de la FAO, les chercheurs, financés par l’institution onusienne, ont modélisé les surfaces agricoles qui seraient nécessaires pour obtenir le même nombre de calories (2 700 par jour et par personne) en 2050, avec différentes proportions d’agriculture biologique (0 %, 20 %, 40 %, 60 %, 80 % ou 100 %), et en tenant compte de plusieurs niveaux d’impact du changement climatique sur les rendements (nul, moyen, élevé).

Première conclusion : convertir la totalité de l’agriculture au biologique nécessiterait la mise en culture de 16 % à 33 % de terres en plus dans le monde en 2050 par rapport à la moyenne de 2005-2009 – contre 6 % de plus dans le scénario de référence de la FAO, essentiellement basé sur l’agriculture conventionnelle. Car les rendements du bio sont plus faibles. En découlerait une déforestation accrue (+ 8 % à 15 %), néfaste pour le climat.

Réduction des impacts environnementaux

Mais dans le même temps, l’option avec 100 % de bio entraînerait une réduction des impacts environnementaux : moins de pollution due aux pesticides et aux engrais de synthèse et une demande en énergies fossiles plus faible. L’un dans l’autre, les émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture bio seraient de 3 à 7 % inférieures à celles du scénario de référence, « un gain faible », notent les auteurs.

Pour contrebalancer les effets négatifs du tout bio, les chercheurs proposent d’introduire deux changements dans le système alimentaire : réduire le gaspillage – aujourd’hui responsable de la perte de 30 % des aliments de la fourche à la fourchette – et limiter la concurrence entre la production de nourriture pour les humains et celle pour le bétail. Un tiers des terres cultivables de la planète sont utilisées pour nourrir les animaux d’élevage de soja, maïs, blé, etc., alors que ces céréales pourraient aller à l’alimentation humaine. Un tel changement reviendrait à réduire la quantité de bétail et donc la consommation de produits d’origine animale (viande, poisson, œufs, laitages) qui pourrait être divisée par trois.

« Nous ne promouvons pas le bio ou tel régime alimentaire, prévient Christian Schader. Nous montrons à travers 162 scénarios ce qui est possible et à quelles conditions. La direction à prendre est ensuite un choix politique et de société. » « Les auteurs ne peuvent pas être accusés d’être pro-bio, confirme Harold Levrel, professeur à AgroParisTech et chercheur au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement, qui n’a pas participé à l’étude. Ils ont choisi des hypothèses très conservatrices, en considérant par exemple que la consommation d’eau est la même en bio et en conventionnel. »

50 % de bio pourraient nourrir les Français en 2050

Pour l’expert, cette approche « multifactorielle et systémique » est « très intéressante », car « c’est la première fois qu’on répond à la question de savoir si le bio peut nourrir le monde en intégrant à la fois la question des rendements, de l’occupation des sols, des effets environnementaux ou encore des émissions de CO2 ».

Un exercice de prospective similaire avait déjà été mené à l’échelle française : le scénario Afterres 2050, publié en 2016 par l’association Solagro, tournée vers la transition énergétique, agricole et alimentaire. Il concluait qu’une agriculture 50 % biologique pourrait nourrir 72 millions de Français en 2050 sans augmenter la quantité de terres arables, tout en divisant par deux les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’énergie et celle d’eau l’été, et par trois les pesticides.

A deux conditions : une fois encore, la diminution des surconsommations et des pertes, ainsi qu’un changement de régime alimentaire. « Nous consommons deux tiers de protéines animales pour un tiers de protéines végétales. Il faudrait faire l’inverse et diviser par deux notre consommation de produits animaux », détaille Philippe Pointereau, l’un des coauteurs, qui dirige le pôle agroécologie de Solagro. Un changement déjà engagé chez les consommateurs de bio. Selon l’étude BioNutrinet, menée par l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inserm/INRA/CNAM/université Paris 13), qui suit 29 000 personnes, les Français qui consomment au moins 70 % de bio ont diminué de 50 % leur consommation de viande.

« Une agriculture 100 % bio est également possible, mais on ne l’a pas présentée pour ne pas rebuter les gens », glisse Philippe Pointereau. Un optimisme que partage Harold Levrel : « La baisse des rendements entraînée par le bio, de 25 % en moyenne, n’est pas rédhibitoire. On peut récupérer des terres, notamment dans les 100 000 hectares transformés chaque année en friches. »

Une révolution, mais à quel prix ?

Ces modèles présentent toutefois une limite. A l’inverse du système actuel, dans lequel les excès de nitrates dus aux engrais polluent l’environnement, le scénario de 100 % bio engendre un déficit en azote, pourtant indispensable à la fertilisation des cultures. Des solutions existent, comme semer des légumineuses qui fixent l’azote de l’air ou maintenir des sols couverts, mais elles sont encore insuffisantes.

Reste une interrogation, qui n’est pas abordée par l’étude : la faisabilité économique d’une telle révolution. Dans un monde 100 % bio, les agriculteurs seraient-ils rétribués comme aujourd’hui – la concurrence entraînant une baisse des prix ? Les consommateurs pourraient-ils payer cette alimentation qui est actuellement plus chère ?

« L’agriculture reçoit beaucoup de subventions publiques. Il paraîtrait logique que cet argent aille vers une production et une alimentation durables afin de minimiser les coûts externes comme la pollution de l’eau ou les impacts sur la santé publique, juge Philippe Pointereau. Pour les consommateurs, l’alimentation peut coûter un peu plus cher même en réduisant la part de viande et de produits laitiers. Mais, compte tenu des bénéfices, peut-être seront-ils prêts à investir un peu plus. »

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Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/14/une-agriculture-100-biologique-pourrait-nourrir-la-planete-en-2050_5214822_3244.html#dQIyfPl6ElXDUkIf.99

jeudi 21 septembre 2017

Préservons la biodiversité grâce aux semences paysannes !

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Les semences paysannes, c'est quoi ?

En agriculture biologique, les producteurs doivent utiliser des plants et semences bio. Or aujourd'hui, l'offre en semences bio est limitée et la majorité est issue de sélections industrielles standardisées, peu adaptées au mode de production bio et non reproductibles d'une année sur l'autre.

Les semences paysannes sont une alternative à ces semences industrielles. Ces graines (plants, boutures, greffons...) proviennent de la diversité des champs, elles sont sélectionnées et multipliées par les paysans bio et librement échangeables. Elles sont issues de variétés anciennes ou de pays et donnent souvent naissances à des variétés originales, adaptées aux terroirs et aux changements climatiques et cohérentes avec une démarche bio de qualité.

Des semences paysannes, pour quoi ?

- Renouveler la biodiversité cultivée
- Lutter contre l'uniformisation de l'agriculture
- Disposer de semences librement reproductibles
- Proposer une alternative aux OGM et aux plantes brevetées
- Retrouver des goûts oubliés
- Cultiver des graines naturellement plus résistantes
- Cultiver des semences adaptées à leur terroir, sol et climat
- Redonner de l'autonomie aux paysans

Un travail participatif

A cause d'une réglementation contraignante, l'offre de légumes issus de semences paysannes est faible. Pour la développer, Biocoop soutient des programmes de sélection participative, coordonnés par le Réseau Semences Paysannes et mis en œuvre par ses membres sur le terrain (ex : Asso Bio Loire Océan, asso Kaol Kozh).

Rôle du Réseau Semences Paysannes (RSP)
Créé en 2003 à l'initiative de structures françaises de l'agriculture paysanne, biologique et biodynamique, RSP regroupe aujourd'hui plus de 90 organisations nationales et collectifs locaux. Ensemble, elles font vivre les semences paysannes dans les fermes, les vergers et les jardins, et mettent en pratique les droits des paysans et jardiniers de produire et d'échanger les semences paysannes.

Biocoop & RSP : un partenariat depuis 2012
Développer les semences paysannes est une ambition partagée par Biocoop et RSP. Le partenariat entre Biocoop et RSP vise à soutenir financièrement des événements d'information du public comme la Semaine des Semences Paysannes (chaque année en septembre). Mais aussi à développer des programmes de sélection pour produire des légumes issus de semences paysannes dans chaque région et améliorer leur visibilité par le consommateur.

Vous aussi soutenez les semences paysannes !

Pour découvrir de nouvelles variétés Les légumes issus de semences paysannes offrent une diversité de variétés, des légumes moins standardisés, un aspect insolite de formes et de couleurs !

Pour découvrir de nouvelles saveurs C'est aussi redécouvrir des variétés oubliées avec des goûts différents et plus prononcés.

Une offre de variétés locales Les légumes ou les céréales issus de semences paysannes sont naturellement adaptés aux pratiques et conditions climatiques de leur région de production.

Et bien sûr, des produits conformes aux valeurs de l'agriculture biologique paysanne !

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